La mobilité est essentielle à la vie de 500 millions d’éleveurs pastoraux à travers le monde. Leurs déplacements saisonniers sur 40 % des terres émergées soutiennent l’un des systèmes d’utilisation des terres les plus adaptables et les plus respectueux du climat de la planète.
Du Sahel à l’Asie centrale, les éleveurs pastoraux régénèrent les pâturages grâce à leurs déplacements : restauration des sols, enrichissement de la biodiversité, dispersion des semences, protection des ressources en eau, stockage du carbone et réduction des risques d’incendies de forêt. Rien qu’en Afrique, 268 millions d’éleveurs pastoraux contribuent jusqu’à 44 % du PIB national, nourrissant simultanément les économies et les écosystèmes.
Mais malgré son immense valeur écologique, économique et culturelle, la mobilité pastorale est menacée. Des lois obsolètes, les clôtures, les accaparements de terres et des politiques rigides restreignent de plus en plus les déplacements, tandis que les chocs climatiques, l’insécurité et les pressions économiques plongent les communautés dans une précarité croissante. Lorsque la mobilité est entravée, les pâturages se dégradent, les conflits s’intensifient et les moyens de subsistance s’effondrent.
L’année 2026 marque un tournant mondial.
Sous l’égide de la Mongolie, l’Année internationale des parcours et des pasteurs (AIPP) mettra enfin en lumière les populations et les paysages qui assurent la résilience de notre planète. Parallèlement, la COP17 de la CNULCD offre une occasion politique cruciale de garantir les droits fonciers et la mobilité, longtemps négligés.
La CNULCD a déjà reconnu le lien entre sécurité foncière et neutralité en matière de dégradation des terres. De nouvelles décisions et données probantes à l’échelle mondiale – notamment le Rapport mondial sur les perspectives foncières concernant les parcours et les pasteurs – offrent aux gouvernements une opportunité historique d’agir.
Reconnaître la mobilité pastorale dans les cadres juridiques et politiques
Catalyser les investissements dans les pâturages
Changement de discours sur la mobilité comme solution fondée sur la nature et modèle de gouvernance foncière
C’est pourquoi l’ILC, en collaboration avec ses membres pasteurs, a élaboré les premiers indicateurs destinés au suivi des parcours et des moyens de subsistance nomades.
Alors que les membres de l’ILC, ses spécialistes techniques et ses partenaires s’efforcent de recueillir ces données manquantes, nous appelons les bailleurs de fonds gouvernementaux et les acteurs du développement à se joindre à ces efforts – en utilisant des données pertinentes pour les pasteurs afin d’élaborer des politiques foncières plus intelligentes, plus justes et plus ancrées dans la réalité.
Contribuez à la production des données qui placent les pasteurs au cœur des politiques publiques !